
Du 26 au 30 septembre dernier, j’ai eu le privilège de faire partie de la délégation de l’International Federation of Medical Students’ Association (IFMSA) au 51e Conseil directeur de la Pan American Health Organization (PAHO), qui se déroule cette année à Washington D.C. Cette rencontre régionale de l’Organisation Mondiale de la Santé, qui regroupe les ministères de la santé de tous les pays des Amériques, s’intéresse à de multiples enjeux de santé mondiale: santé maternelle, changements climatiques, sécurité routière, santé urbaine, conséquences néfastes de l’abus d’alcool et résistance antimicrobienne.
Les Objectifs du Millénaire ainsi que la prévention et le contrôle des maladies non-transmissibles, abordés lors du sommet des Nations Unies à New York le 19-20 septembre dernier, teintent grandement la plupart des interventions des délégués de la PAHO. Dans une optique de coordonner les efforts pour améliorer la santé de la région des Amériques, les délégués travaillent de façon soutenue tout au long de la semaine pour approuver une série de plans d’action et de stratégies pour l’année à venir.

Il s’agit d’un contexte idéal pour permettre à notre délégation étudiante d’observer et d’apprendre sur la dynamique et la marche à suivre d’un conseil directeur de ce genre. Nous avons également participé aux débats en faisant trois interventions sur les thèmes de la santé maternelle, les changements climatiques et la résistance antimicrobienne. Nous avons ainsi démontré l’intérêt des étudiants en médecine pour ces sujets ainsi que notre appui aux mesures prises par la PAHO. Nous avons également eu l’opportunité de soulever des points à améliorer, comme par exemple le fait que la santé ne soit toujours pas à l’ordre du jour des négociations des Nations Unies sur les changements climatiques.
D’un point de vue personnel, je trouve cette expérience très formatrice. Assister à la création de politiques de santé régionale permet de mieux saisir les forces et les intérêts en jeux. Pourquoi certains sujets se méritent-ils une place, alors que d’autres comme la santé des peuples autochtones, touchant la plupart des pays d’Amérique, n’y figurent pas? C’est une des conversations très enrichissantes que j’ai eu la chance d’avoir avec le Dr Paul Gully, représentant du Canada.
Je suis également surprise par la tournure des discussions sur les changements climatiques. J’étais persuadée qu’un travail serait fait sur la prise de mesures collectives pour contrer leur progression, mais les discussions portent plutôt sur les moyens de gérer leurs impacts sur la santé. Le fameux proverbe «mieux vaut prévenir que guérir» n’a pas eu sa place dans cette rencontre où l’on a préféré se concentrer sur la résolution de problèmes actuels et futurs.
Je me trouve extrêmement privilégiée d’avoir eu l’opportunité de participer à cet événement international et d’avoir pu m’exprimer en tant qu’étudiante en médecine sur des enjeux de santé régionaux. J’espère que d’autres étudiants québécois seront saisir cette opportunité dans les années à venir.
Pour en apprendre plus sur mon expérience, n’hésitez pas à consulter le blogue officiel d’IFMSA.
