Aline Drapeau, Sylvana Côté et Adrianna Mendrek exposent les résultats de leurs recherches sur la santé mentale des hommes et des femmes

7 mai 2009

Lors du premier symposium de la Chaire sur la santé mentale des femmes et de hommes, tenu le 27 mars dernier à l’Hôpital Louis-H. Lafontaine, trois chercheuses de la Faculté de médecine ont présenté les résultats de leurs recherches, qui mettent à jour les différences biologiques profondes entre les hommes et les femmes en matière de santé mentale.

Les recherches d’Aline Drapeau, professeure au département de psychiatrie et chercheuse au Département de psychiatrie au centre Fernand-Seguin, portent sur l’influence des ancrages sociaux dans l’utilisation des services de santé mentale par les hommes et les femmes. « Les hommes craignent que leur entourage ne leur fasse plus confiance en découvrant leur maladie et la voient comme une menace à leur carrière », estime Mme Drapeau.

Sylvana Côté, professeure au Département de médecine sociale et préventive et chercheuse au Centre de recherche du CHU Ste-Justine, s’intéresse aux causes biologiques des comportements antisociaux. Selon elle, la biologie des sexes peut expliquer les dissemblances intersexes entre la dépression et l’agressivité, des différences qui persistent en dépit du fait que les parents tendent à éduquer de la même façon les garçons et les filles.

Adrianna Mendrek, chercheuse au Département de psychiatrie de l’UdeM et au Centre de recherche Fernand-Seguin, a présenté ses travaux faisant état d’une inversion sexuelle chez les schizophrènes de certaines distinctions cérébrales. « Alors que les hommes, par exemple, sont plus performants que les femmes dans les exercices de projection spatiale, c’est l’inverse qui est observé chez les patients schizophrènes.

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