Conférence de Thomas M. Jessell, récipiendaire du prix Gairdner Canada 2012

29 octobre 2012
Thomas M Jessell
Dr Thomas M. Jessell

Dans le cadre de la programmation nationale des prix Gairdner Canada 2012, le Dr Thomas M. Jessell a présenté le 22 octobre dernier, à l’amphithéâtre Ernest-Cormier, une conférence intitulée Motor Circuits and the Sense of Place. Dr Jessell est récipiendaire du prix Gairdner 2012 pour ses recherches sur la définition des voies génétiques et moléculaires conduisant au développement complexe de la moelle épinière.

Daniel Bourbonnais, vice-doyen à la recherche et à l’innovation scientifique, s’est montré très enthousiaste suite à cette conférence: «Nous avons eu un excellent conférencier tant pour les aspects scientifiques que relationnels. Sa conférence a été un succès. Nous avons invité le conférencier à rencontrer les étudiants des cycles supérieurs en physiologie, qui avaient une belle opportunité de présenter leurs propres travaux avec une affiche.»

Selon Serge Rossignol, professeur titulaire au Département de physiologie: «Les travaux du Dr Jessell sont remarquables à plusieurs points de vue. Ils ont permis de démontrer qu’au cours de leur développement, les neurones primitifs de la moelle épinière se positionnent à différents niveaux et acquièrent leurs caractéristiques grâce à une chorégraphie complexe de substances sécrétées localement. Ainsi les cellules qui se trouvent à l’intersection de ces différentes  concentrations adoptent un profil génétique qui les caractérise de façon quasi unique.

Les travaux du Dr Jessell ont mené à une meilleure compréhension de l’architecture intime de la moelle épinière et son développement. Ainsi, certains neurones appelés motoneurones, qui innervent les muscles, ont une localisation et un profil génétique particulier. Ce profil peut varier d’une région à l’autre ou d’un type fonctionnel à l’autre. Parmi ces motoneurones s’en trouvent certains plus susceptibles d’atteintes pathologiques pouvant mener à des maladies comme la sclérose latérale amyotrophique.

Ses travaux ouvrent des voies thérapeutiques permettant de mieux caractériser le type de cellules endommagées et même d’envisager leur remplacement éventuel par des nouvelles cellules, transformées génétiquement avec les spécifications de chaque type de neurone. Ils sont si fondamentaux pour la compréhension du développement et de la structure du système nerveux qu’ils ont des applications cliniques potentielles étendues, avec des répercussions sur le remplacement cellulaire dans les maladies neurodégénératives ou les traumas comme ceux de la moelle épinière, où le remplacement cellulaire pour reconstruire des circuits neuronaux est de plus en plus envisagé.»

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