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L’équipe du Dr Guy Rouleau, chercheur et généticien au CHU Sainte-Justine, fait partie des deux équipes québécoises travaillant avec des partenaires européens qui seront pour la première fois financées, suite un appel de propositions d’ERA-NET NEURON, un réseau de recherche européen sur les neurosciences et les maladies mentales. Il s’agit du premier concours d’ERA-NET NEURON auquel les chercheurs du Québec ont eu la possibilité de participer depuis que le FRSQ est devenu, en juin 2009, partenaire du réseau européen. Aucun organisme subventionnaire québécois n’avait été jusque-là été intégré à un réseau ERA-NET.
« Nous sommes très fiers du succès des équipes québécoises à ce concours et extrêmement heureux de pouvoir offrir à nos meilleurs chercheurs les moyens de travailler en collaboration avec un impressionnant réseau de chercheurs européens dans le domaine des maladies mentales. Cette initiative s’inscrit dans notre stratégie de positionnement international de la recherche québécoise en santé », se réjouit Yves Joanette, président-directeur général du FRSQ.
Les équipes du Québec bénéficieront d’un financement total de près de 150 000 $ par an pour trois ans provenant du FRSQ, auquel s’ajouteront des sommes équivalentes en provenance d’organismes tel le FRSQ dans les pays des autres membres des équipes.
De l’autisme à la schizophrénie
L’équipe du Dr Rouleau collaborera avec des équipes de la France, de l’Espagne et de l’Allemagne dans le but de mieux comprendre les mécanismes génétiques responsables des anomalies de l’anatomie du cerveau et de son fonctionnement observées chez les schizophrènes et les autistes.
La schizophrénie et l’autisme se caractérisent par des changements subtils dans l’anatomie du cerveau, plus particulièrement dans la matière blanche et dans le cortex. Ces deux maladies ont en commun des symptômes et certaines manifestations neurocognitives. Leurs causes sont complexes : elles sont liées à la génétique des individus ainsi qu’aux changements environnementaux qui surviennent au cours de leur développement.
Selon l’hypothèse des chercheurs, la schizophrénie et l’autisme auraient des fondements génétiques et moléculaires communs. Pour valider cette hypothèse, chaque équipe participant au projet s’attaquera à un aspect de la question, selon son champ d’expertise. Les équipes effectueront des analyses d’imagerie et de génétique, et elles vérifieront leurs résultats à l’aide de modèles de souris mutantes. La complémentarité du travail des différentes équipes du projet permettra de mettre de l’avant une approche intégrée de l’étude de la schizophrénie et de l’autisme.
Pour sa part, l’équipe du Dr Rouleau, experte en génétique des troubles neuropsychiatriques, se concentrera sur l’étude des variations génétiques au sein de familles dont seuls quelques individus sont atteints de schizophrénie et d’autisme (cas sporadiques). Ces travaux pourraient mener à la découverte de nouveaux gènes associés à ces maladies.
La mise en commun de l’ensemble des résultats obtenus par les différentes équipes du projet permettra de mieux connaître les fondements biologiques de la schizophrénie et de l’autisme dans le but d’améliorer le diagnostic et le traitement des personnes atteintes.
