
Fabienne Boileau-Falardeau, une étudiante en médecine au Campus de l’UdeM en Mauricie, a débuté son année sabbatique en réalisant un mandat de 5 mois pour l’ONG SUCO au Pérou. Ce mandat consiste à accompagner la RedPRAUSA, une association de femmes vivant à Pachacamac (district de Lima). Le projet traite principalement de l’importance de la sécurité alimentaire, c’est-à-dire l’autosuffisance alimentaire dans un district de Lima qui détient un des pires indices de pauvreté et d’extrême pauvreté de la région.
Quelques idées faciles à appliquer quotidiennement afin de diminuer ses impacts sur l’environnement
- privilégier les aliments en vrac (qui sont d’autant plus moins dispendieux)
- éviter l’eau embouteillée
- privilégier les aliments biologiques (qui sont, à poids égaux, plus nutritifs que les aliments conventionnels)
- privilégier les aliments locaux et manger les fruits/légumes de la saison
- privilégier les produits biodégradables
- recycler et composter
- privilégier les produits recyclés (ex : papier hygiénique)
Après 3 mois passés au Pérou, l’espace d’un instant, le Québec m’a manqué. J’ai eu la nostalgie des couleurs automnales à la québécoise. Cet appel vers la nature a fait en sorte que j’ai profité d’une longue fin de semaine pour me rendre à Huaraz, une ville située à 7 heures en autobus de Lima et à 3 091 mètres d’altitude. Ce site se trouve entre les chaînes de montagnes de la cordillera blanca (cordillère blanche) et de la cordillera negra (cordillère noire). Durant cette fin de semaine de 3 jours, j’ai eu la chance de visiter plusieurs sites, dont le Parc naturel de Huascarán et le Lac Llanganuco (lac qui déploie ses eaux émeraude à l’intérieur d’une vallée glaciaire).
Huaraz est une ville enlacée par la cordillera negra et la cordillera blanca. Ces deux chaînes de montagnes voisines sont très faciles à différencier. La cordillera blanca se nomme ainsi pour la succession de montagnes ayant leurs cimes recouvertes de neige d’un blanc étincelant. Comparativement à sa voisine, la cordillera negra est dépourvue de neige et c’est principalement sur l’assise de ces montagnes que les habitants de la région y font leurs récoltes. Ce qui est impressionnant de ces deux cordillères, c’est que malgré leur proximité, elles ont un écosystème tout à fait différent, qui démontre la fragilité de cette synergie.
Le parc naturel de Huascarán est un pur chef-d’œuvre de la nature. En raison de l’altitude, la toundra alpine a remplacé les arbres et on y trouve des centaines de Puya raimondii (plante cousine de l’ananas) qui est l’une des plus grandes plantes à fleurs au monde. Ce parc est également fameux pour son glacier Pastoruri (glacier à 5 240 mètres d’altitude et l’un des plus importants de la cordillère blanche au Pérou). Il nous a été possible de gravir une partie du sommet de la montagne afin d’y toucher le glacier de Pastoruri. Cette montée nous a également permis d’admirer le paysage d’une splendeur indescriptible. J’ai eu un pincement au cœur en apprenant que ce glacier a déjà perdu 40% de sa neige en 10 ans (soit une diminution actuelle de 24 mètres par an) en raison du réchauffement climatique. En effet, ce glacier très sensible aux variations climatiques pourrait disparaître d’ici 10 à 15 ans.
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Ce voyage m’a questionné à savoir si tous ces panoramas à couper le souffle étaient éphémères? Je ne sais pas si quelqu’un détient une réponse à ce questionnement, mais chose certaine, le fait de penser que le glacier Pastoruri (tout comme d’autres sites tout aussi grandioses) pourrait disparaître ne me laisse pas indifférente. En fait, je réalise que nous (en débutant par moi-même) devons saisir les impacts des gestes que nous posons sur nous-mêmes, sur les autres, sur les générations futures et sur notre Terre-Mère.
Suite aux questionnements et aux émotions suscités par mon séjour à Huaraz, j’ai mieux intériorisé la finalité de mon mandat avec SUCO au Pérou, c’est-à-dire soutenir un projet qui est viable sur le long terme autant d’un point de vue humain qu’environnemental.
Toutes ces réflexions n’ont qu’alimenté ce besoin de modifier mes actions afin de limiter mes gestes négatifs sur l’environnement et d’essayer de sauver ce qui reste de notre Pachamama (nom donné en quetchua à notre belle planète Terre).
