Les résultats de la plus vaste étude menée dans le monde sur les liens éventuels entre l’usage du téléphone cellulaire et l’incidence des tumeurs du cerveau ne sont pas concluants, selon un chercheur qui a collaboré au Groupe d’études international Interphone. Jack Siemiatycki, professeur au Département de médecine sociale et préventive et épidémiologiste au Centre de recherche du CHUM, explique que l’accès restreint aux participants a compromis la validité des résultats de l’étude, publiés dans l’édition du 18 mai du International Journal of Epidemiology. « Les conclusions de l’étude Interphone sont ambigus, surprenants et déconcertants », précise-t-il.
« L’étude révèle, après comparaison de l’ensemble des utilisateurs avec le groupe de non-utilisateurs, que les cas de tumeurs du cerveau n’étaient pas plus nombreux chez les utilisateurs de cellulaires. En fait, de façon surprenante, quand nous avons regroupé tous les utilisateurs indépendamment de leur degré d’utilisation, nous avons découvert que le risque de cancer du cerveau était moindre chez les utilisateurs, déclare le Dr Siemiatycki, professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. Mais l’étude indique aussi que le risque de tumeur du cerveau était plus élevé chez les personnes qui faisaient une utilisation intensive du cellulaire que chez les non-utilisateurs. »
