Ce n’est une nouvelle pour personne : la population du Québec vieillit et, qui dit personnes âgées, dit soins spécialisés. Cela vaut aussi pour les soins psychiatriques. L’automne dernier, le Département de psychiatrie créait un comité de gérontopsychiatrie afin de donner plus d’ampleur aux activités de formation dans ce domaine.
« Il faut d’abord faire connaître l’existence de cette spécialité, la promouvoir auprès des étudiants, voir à ce qu’elle ait sa place en formation continue, définir des axes de recherche et établir des liens entre chercheurs et cliniciens », mentionne Nathalie Shamlian, présidente de ce comité et chef du service de gérontopsychiatrie de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal. Actuellement, on compte moins de 20 gérontopsychiatres rattachés à l’UdeM et qui dispensent la formation dans les divers hôpitaux de la métropole. « Nous travaillons en équipe avec d’autres spécialistes et professionnels de la santé, ce qui nous permet de fournir des services de qualité malgré le faible effectif, ajoute la professeure. Mais il est souhaitable que les services de gérontopsychiatrie disposent de plus de ressources. »
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