
Une vingtaine de collaborateurs en milieu hospitalier de Médecins du monde Canada en Haïti manquent encore à l’appel, mais les 21 employés des bureaux sont sains et saufs. « Nous sommes sans nouvelles d’une partie de notre personnel et cela nous inquiète, bien sûr. En Haïti, tout le monde est touché, directement ou non, par la tragédie. Mais on sent déjà que la vie reprend son cours », dit le Dr Nicolas Bergeron, président de l’organisation, qui était sur place du 26 au 31 janvier.
Le professeur adjoint de clinique au Département de psychiatrie de l’UdeM et chef du service de consultation-liaison (psychiatrie) du CHUM a pu constater l’étendue des besoins en matière de soutien psychologique de première ligne. « Il y a beaucoup à faire ; on s’attend à ce que presque toute une génération présente des séquelles post-traumatiques. Mais actuellement, le meilleur réconfort qu’on puisse apporter à la population, c’est de l’eau et des vivres… C’est très important pour la récupération mentale de pouvoir au moins satisfaire ses besoins vitaux. »
