Paul Lespérance et son équipe utilisent un « pacemaker » du cerveau pour traiter des patients dépressifs

7 mai 2009

Dans un reportage présenté le 12 avril dernier à l’émission DécouvertePaul Lespérance, professeur au département de psychiatrie et directeur de l’Unité de neuromodulation psychiatrique du CHUM, observe les effets de l’implantation d’un neurostimulateur chez Sylvie Drouin, une femme de 53 ans souffrant de dépression réfractaire, pour qui les médicaments semblent inefficaces.

Un minidisque de la taille d’une pièce de 2 $, installé sous la peau par le Dr Alain Bouthillier, neurochirurgien au CHUM, envoie de faibles courants électriques vers une électrode enroulée autour du nerf vague (à côté de la carotide). « L’objectif est de stimuler certaines régions susceptibles, grâce à leur activité, de réduire ou de guérir les symptômes de la dépression réfractaire », explique le Dr Lespérance.

Selon celui-ci, le taux de rechute de cette technique est présentement évalué à 30 %, comparativement au taux de rechute de 95 % (après 2 ans) avec un traitement de la dépression au moyen de médicaments. Chez les patients qui réagissent positivement au stimulateur du nerf vague, on note une amélioration progressive de l’humeur et de la volonté d’entreprendre des projets, ce qui fait généralement défaut aux personnes dépressives. La technique est prometteuse et se révèlera un succès si elle permet d’améliorer la stabilité à long terme des personnes qui en bénéficient.

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