Grâce à une percée dans le traitement des bébés prématurés, les chercheurs du CHU Sainte-Justine ouvrent une voie à la prévention des accidents vasculaires-cérébraux, du diabète, de l’athérosclérose et des maladies coronariennes. Le numéro de décembre de la prestigieuse revue Nature Medecine publie les résultats d’une étude, menée par des chercheurs du CHU Sainte-Justine, qui démontre les effets néfastes des gras trans sur les vaisseaux sanguins et leurs répercussions dans le développement de certaines maladies, dont la rétinopathie du prématuré. Cette maladie se caractérise par une immaturité des petits vaisseaux rétiniens pouvant causer la cécité chez les bébés prématurés. Cette démonstration suggère de nouvelles avenues dans le traitement de cette maladie chez les prématurés.
En identifiant un facteur exclusif responsable de cette production endogène de gras trans, l’équipe du Dr Sylvain Chemtob, chercheur et clinicien au CHU Sainte-Justine, propose une intervention qui contribuerait à prévenir chez les patients d’autres pathologies impliquant la perte de fonction vasculaire, tels les accidents vasculaires-cérébraux, le diabète, l’athérosclérose et les maladies coronariennes. Ces données suggèrent également de nouvelles avenues dans le traitement des rétinopathies ischémiques et les encéphalopathies.
